22 juin 2010
15 000 tonnes de salades composées, 95 personnes employées, tels sont les chiffres-clés qui caractérisent aujourd'hui "Traiteur de la Touques".
L'entreprise est issue des Salaisons de la Touques créées en 1959 à Gacé. En 1998, les activités sont diversifiées sur le marché des salades traiteur. En 1999, un nouveau site de production des salades est construit et l'activité de salaison est arrêtée en 2003.
Hubert Drieu la Rochelle a pris ses fonctions à la tête de l'entreprise en septembre 2009.
En mai 2010, l'entreprise change de nom pour devenir Traiteur de la Touques afin de mieux identifier son activité et sa mission : devenir le spécialiste des légumes élaborés pour les entrées.
Hubert Drieu la Rochelle, quel a été votre parcours, votre formation, vos différentes expériences précédentes ?
J'ai 47 ans, je suis né à Cherbourg et suis d'origine ornaise par ma mère (L'Aigle, La Ferté Macé). Je suis par ailleurs diplômé de l'ENITIAA à Nantes, école nationale d'ingénieurs des techniques agro-alimentaires.
Après 3 ans passés à Carentan chez "Cuisimer" en tant que directeur de production, j'ai effectué un long parcours à St Malo en tant que directeur industriel chez "Compagnie des Pêches" dans le surimi et la transformation des produits de la mer.
La transformation du légume m'a rappelé dans l'Orne pour prendre la direction de l'entreprise Traiteur de la Touques en Septembre 2009.
Quels sont les marchés actuels de "Traiteur de la Touques", les perspectives, quelles politique commerciale conduisez-vous ?
Aujourd'hui, nous travaillons à 90% pour le groupe Intermarché, qui détient 100% du capital de l'entreprise.
Le groupe possède 60 usines en France principalement agro-alimentaires dans des domaines très diversifiés (viande, boulangerie, plats cuisinés, charcuteries, conserveries...). Il est le seul en France à disposer de son propre outil industriel de fabrication.
Cependant, nous pouvons réaliser 30% de notre chiffre avec d'autres clients : restauration hors foyer, grossistes, collectivité, autres enseignes du secteur des Grandes et Moyennes Surfaces Spécialisées (GMS). Nos efforts commerciaux vont donc cibler ces clients potentiels.
Comment vous adaptez-vous aux attentes des clients, le goût, les qualités nutritionnelles, la traçabilité des produits ? Disposez-vous d'un laboratoire de recherche et développement ?
Nous sommes à l'écoute de notre client principal, nous faisons de la veille concurrentielle pour élaborer en moyenne 2 nouveaux concepts complets par an. Il s'agit de sortir des grands classiques très bataillés en prix, et d'en faire notre argument principal de conquête de nouveaux clients.
Nous disposons de notre laboratoire de R&D et de notre cuisine expérimentale.
Après l'agrément par le client du nouveau produit, celui-ci est testé sur un panel de consommateurs (prestation externalisée effectuée par un cabinet spécialisé extérieur), puis mis en rayon dans des magasins "test".
A l'issue de ce parcours, le référencement général du produit est réalisé.
Nous sommes soumis à des normes qualité très rigoureuses (sécurité alimentaire et traçabilité des produits) et espérons être labellisés "Iso 22000" fin 2010.
Nos approvisionnements en légumes sont pour 80% des produits frais qui viennent de Bretagne, de Normandie et du Nord de la France.
Prévoyez-vous des investissements, des recrutements ? Trouvez-vous les profils que vous recherchez ?
Nous réalisons en moyenne 500Keuros d'investissements chaque année, en renouvèlement du parc machine et en équipements pour le développement de nouveaux projets.
Quant aux effectifs, ils sont stabilisés et selon le succès rencontré commercialement par les nouveaux concepts en cours de mise au point, nous envisagerons des recrutements en 2012/2013.
L'équipe R et D pour sa part est stable et expérimentée car en place depuis 10 ans.....
Appartenez-vous à un réseau d'entreprises de l'agro-alimentaire ? A d'autres réseaux ?
Oui, nous adhérons à l'ANEA (association nationale des entreprises agro-alimentaires), et à l'organisation professionnelle SYNAFAP (syndicat des fabricants de produits traiteurs frais).
Nous y échangeons entre industriels sur des sujets techniques, commerciaux et de communication. Nous travaillons sur la mise au point de codes des usages ou de guides hygiène par exemple.
Localement, nous adhérons au groupement d'employeurs PROGRESSIS, dont nous utilisons les services pour la mise à disposition de conducteurs de machine et de manutentionnaires d'avril à septembre ainsi que pour des conseils en gestion des ressources humaines.
Quels sont les atouts pour "Traiteur de la Touques" de sa localisation à Gacé, quelles sont vos attentes ?
Nous avons une bonne localisation pour nos approvisionnements (légumes de Bretagne, Normandie, Nord de la France), comme pour nos expéditions : tous nos produits finis sont transférés sur la plateforme de distribution de Noyant près de Tours puis acheminés sur les autres plateformes "frais Intermarché" dont celle de Magny-le-Désert.
Nos liaisons sont très performantes grâce à l'autoroute A28.
Une attente : celle d'un raccordement au gaz, qui présenterait une source importante d'économies sur notre consommation d'énergie. Il y a 3 kms de canalisations à construire.
Ce manque pénalise notre compétitivité. Le dossier a été ouvert par mes prédécesseurs, je vais le réactiver.
Pour le reste, TIC, téléphonie, tout va bien.
En conclusion : vous êtes un acteur important de la filière agro-alimentaire dans l'Orne, comment voyez-vous son avenir en général, et dans le département en particulier ?
Nous sommes très confiants sur le développement de Traiteur de la Touques et sur le potentiel offert par le département.
La créativité et la bonne conduite de nos projets avec nos partenaires garantiront la pérennité de notre entreprise.
L'Orne est un département très accueillant et la campagne y est très belle mais il ne faut pas trop le dire...
Un souhait : une 4 voies entre Avranches et l'Aigle qui permettrait au département de se développer beaucoup plus vite...
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