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Sixty One

  • L'imagerie aérienne peut être utilisée pour l'agriculture ou les collectivités (© Sixty One)
  • Le patrimoine fait également partie des compétences de Sixty One (© Sixty One)

Un "drone" d’engin dans le ciel ornais

Mai 2015

Créés pendant la 1ère Guerre Mondiale, mais non opérationnels, les premiers avions sans pilote connaissent leur essor avec la guerre du Vietnam. Les drones civils - traduit de l’anglais "faux bourdon" - n’apparaissent qu’en 2007. Dans l’Orne, deux associés ont développé une entreprise d’imagerie aérienne.

L’imagerie aérienne basse altitude

Kévin Deschamps (à gauche) et Frédéric Besnard, créateurs de Sixty One (© Sixty One) Kévin Deschamps (à gauche) et Frédéric Besnard,
créateurs de Sixty One (© Sixty One)

Juriste de profession et également dirigeant d’une entreprise de web design & communication depuis 2009 (Fred Consulting), Frédéric Besnard s’est associé avec un ami commercial, Kévin Deschamps, pour développer une entreprise unique dans l’Orne : Sixty One. "Après plusieurs études de faisabilité technique et l’élaboration d’un business plan, nous avons créé une société d’imagerie aérienne basse altitude par drone homologué. Une société baptisée Sixty One, en relation directe avec le "61" de notre département d’implantation, la consonance anglo-saxonne en référence à la phraséologie aéronautique. Les débouchés, le coût compétitif bien inférieur à celui habituellement pratiqué en imagerie par avion ou hélicoptère et le fait que le drone fonctionne à une énergie "propre" (électricité) et ne génère pas de nuisances sonores, nous ont immédiatement séduits. Le drone c’est l’avenir, nous en sommes intimement convaincus".

Respecter la règlementation

En amont du projet, Frédéric Besnard se renseigne auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) pour connaître la règlementation en vigueur. "L’enjeu de la réglementation relative aux aéronefs télépilotés ne transportant personne à bord permet d’assurer la sécurité des autres usagers de l’espace aérien et des populations survolées.

L’utilisation d’un drone à usage d’imagerie aérienne nécessite préalablement l’obtention d’un brevet théorique de pilote ULM pour le télépilote, l’homologation du drone par les services de la Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile (DSAC), une assurance responsabilité civile professionnelle spécifique, le dépôt d’un manuel des activités particulières ("MAP", dans lequel sont mentionnés entre autres les activités, les télépilotes, les aéronefs, les procédures de sécurité et de formation du personnel) auprès de la DGAC, puis l’obtention des autorisations de survol délivrées par les préfectures. "Ces conditions établies par le législateur limitent la concurrence".

Cependant, un certain nombre de télépilotes ignorent voire même "violent" sciemment ces dispositions. Dès lors qu'un drone est équipé d’un appareil de prise de vue (photo, vidéo) et qu’il est utilisé en extérieur (même chez soi), la législation relative à la photographie aérienne s’applique. Il existe 4 scénarios de vol classés de S1 à S4 selon la zone survolée, le type de vol et le type d’aéronef !". La majorité des opérateurs intervient ainsi dans le cadre des scénarios S1 et S3, avec des drones pilotés à vue à une distance horizontale maximale de 100 mètres du télépilote.

Des applications multiples

Drone Quad Phantom de la société Flying Eye (© Sixty One) Le choix s'est porté sur le drone Quad Phantom
de la société Flying Eye (© Sixty One)

Initialement imaginée en rapport avec l’activité de "communication" de Frédéric Besnard, l’imagerie aérienne HD a très rapidement offert une multitude de possibilités, tant en vidéo qu’en photographie. "Grâce au visuels 3D, les applications s’adaptent aux secteurs de l’immobilier, aux territoires, aux entreprises, à l’actualité, au sport et à l’évènementiel, au tourisme, aux recherches archéologiques, aux inspections d’ouvrages, aux expertises ou aux constats d’Huissier de Justice... tout est possible si ce n’est de respecter scrupuleusement les règles. Règles qui limitent le plafond de vol à 150 mètres (500 pieds) maximum et imposent un visuel constant du drone. Un vol ne s’improvise pas : l’espace aérien est beaucoup plus contrôlé que nos propres routes terrestres. Avant tout vol, il est nécessaire de vérifier les cartes aéronautiques et s’assurer que le survol de la zone n’est pas interdit ou règlementé. Il faut également déposer une demande de NOTAM ("notice to arien") auprès de l’aviation civile, mais aussi consulter les NOTAM déjà en vigueur, ainsi que la météorologie, procéder à une reconnaissance préalable des lieux, puis informer le maire de la commune survolée… et veiller constamment au strict respect de la vie privée d'autrui".

Un GPS sur le Quad Phantom

Photographie d'entreprise réalisée par Sixty One dans l'Orne Vidéo ou photographie d'entreprise (© Sixty One)

Les deux associés se sont équipés d’un drone homologué Quad Phantom construit par le leader français du drone civil, la société Flying Eye. Sixty One est aujourd’hui membre du réseau des opérateurs drones Flying Eye. "Cette société travaille notamment avec des chaînes de télévision et des sociétés de productions audiovisuelles et peut faire appel à nous dans le cadre d’un tournage de documentaire ou d’actualité en région".

Outre l’homologation de la machine et des systèmes complémentaires, le drone intègre un système complet GPS. "En cas de perte du signal de la radiocommande ou de batterie faible, le drone reste en vol stationnaire quelques instants puis revient tout seul se poser à son point de décollage. Sécurité, fiabilité et qualité sont nos maîtres mots".

Actuellement en phase de prospection commerciale, Sixty One, qui dispose déjà d’autorisations préfectorales dans plus de 60 départements, souhaite prendre son envol et faire décoller l’entreprise dans les prochains mois.


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