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Natta

  • Fondateur de Natta, Olivier Voisin porte beaucoup d’intérêt aux valeurs de l’entreprise (&copy Gérard Houdou)
  • Entreprise libérée, créative et rentable

    Décembre 2017

    Implantée à Berd’huis depuis plus de 20 ans, Natta s’est imposée en France dans l’injection plastique avec pour mission "Concevoir la souplesse".
    Fondateur de l’entreprise, Olivier Voisin s’investit dans l’entreprise libérée. Une méthode qui vise à la fois la satisfaction des clients et le bien-être des salariés.

    L’Orne en toute logique

    Créée en 1994 et spécialisée dans l’injection plastique, le développement de moules prototypes, les pièces galvanisées et les pièces d’aspect, l’entreprise Natta travaille pour les grands comptes de la parfumerie, la cosmétique, l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique et médicale.

    Originaire du Perche et diplômé de l’Institut supérieur de plasturgie d’Alençon (ISPA), son fondateur n’a pas choisi d’implanter son entreprise à Berd’huis par hasard. "Je suis ornais et ce choix s’est imposé en toute logique", confie Olivier Voisin. Lancée avec deux personnes, Natta emploie aujourd’hui 43 salariés dans ses deux pôles d’activités.

    Les postes de production sont majoritairement pilotés par des femmes  class= Natta fonctionne sur le principe de l’entreprise libérée

    (© Gérard Houdou)

    "Nous avons créé un bureau d’études en 2000 pour l’innovation et le développement des projets de nos grands comptes. La seconde activité est consacrée à la production avec 16 presses à injection mono-matière et bi-matière de 35 à 400 tonnes".

    Expérience et reconnaissance

    "Depuis 23 ans, nous avons développé des relations de confiance avec nos clients qui apprécient le respect de nos engagement, notre réactivité et la créativité du bureau d’études". Cette expérience acquise au fil des années offre une belle sérénité à l’entreprise qui réalise 30% des 7,5 M€ son chiffre d’affaires avec son bureau d’études composés de 5 chefs de projets placés sous la responsabilité de Valéry Tessier.

    "Nous créons environ 80 moules chaque année. Nous réalisons ainsi un projet de la conception à la production". Des marchés facilités depuis l’acquisition d’une imprimante 3D qui permet de présenter les pièces aux clients avant le lancement du moule prototype.

    Une brosse à dents 100% française

    Les manches des brosses à dents sont conçues à Berd’huis  class= Les manches des brosses à dents Bioseptyl sont conçus et fabriqués à Berd’huis.

    (© Gérard Houdou)

    Fin 2012, la société a racheté une entreprise de l’Oise. "Implantée à Beauvais, cette entreprise spécialisée dans la fabrication de brosses à dents était en grande difficulté. En reprenant La Brosserie Française, dernier fabricant en France, nous pouvions mettre à profit la conception des manches à Berd’huis en laissant l’empoilage et le conditionnement sur son site tout en conservant une trentaine de salariés".

    Avec la réinsdustrialisation des moules rachetés en Chine et en redynamisant la marque Bioseptyl, l’entreprise a innové dans le mode de commercialisation. "Nous sommes distribués en GMS, Biocoop et La Vie Claire pour la gamme bio, mais surtout par internet".

    Un système d’abonnement qui permet aux clients de recevoir une brosse à dents à partir de 2€ tous les deux ou trois mois avec une enveloppe pour renvoyer la brosse usagée qui sera recyclée pour la production d’un nouveau manche. "Aujourd’hui, nous totalisons 34.000 clients en ligne.

    Avec la synergie des deux entreprises, nous déployons de nouveaux axes de développement en interne, notamment pour des brosses à cheveux". Avec ce succès, La Brosserie Française réalise un chiffre d’affaires de 5 M€ avec l’objectif de le porter à 10M€ dans les cinq prochaines années.

    Donner du pouvoir aux salariés

    Une vingtaine de presses à injection composent le parc machines class= Une vingtaine de presses à injection composent le parc machines

    (© Gérard Houdou)

    Sensible au management atypique de Jean-François Zobrist qui dirigeait la société Favi, Olivier Voisin s’est intéressé aux principes de l’entreprise libérée en 2014, le Lean management. "Je méconnaissais les véritables compétences des salariés.

    Ce concept de management est basé sur la confiance, sans organigramme. Aujourd’hui, les cadres sont au service des opératrices. Ce sont elles qui ont le pouvoir, même de décider d’un investissement dans une machine pour améliorer la production de tel ou tel poste. Tout le monde est au même niveau de décision et d’organisation". Olivier Voisin et Valéry Tessier travaillent pour l’avenir, les autres salariés pour le présent.

    Résultat, la production a bondi de 20% en trois ans ! En fin d’exercice, un intéressement sur le résultat est partagé à part égale avec l’ensemble du personnel, soit une prime annuelle de 5000 à 6000€. "J’ai remarqué que le monde de l’entreprise sous utilise les collaborateurs".

    Et de reconnaître : "Il faut être prêt pour mettre en place ce fonctionnement, mais l’entreprise est sereine. Des améliorations vont encore être apportées selon les principes de l’entreprise libérée". Aujourd’hui, 20% du résultat d’exploitation est distribué aux salariés, il est prévu de passer cet intéressement à 30%.

    Formations diplômantes, amélioration des conditions de travail, robotisation des postes difficiles ou répétitifs et partage des richesses contribuent ainsi au bien-être des salariés dans cette entreprise libérée des pouvoirs.

    Intégrer de nouveaux métiers

    Soucieux de l’avenir, Olivier Voisin anticipe. "Je suis vigilant. Nous avons le projet d’intégrer de nouveaux métiers. Il est nécessaire de montrer l’entreprise pour être attractif et recruter de nouveaux collaborateurs. Nous organisons des formations sur mesure en interne".

    Conseiller municipal de Bellême et vice-président chargé de l’économie à la CdC des Collines du Perche Normand, Olivier Voisin souhaite mutualiser les entreprises du secteur. "Nous sommes plus complémentaires que concurrents".

    A l’instar de l’industrie allemande, il a participé à la création d’un club d’entreprises sur les territoires de Bellême et du Theil. "Nous devons travailler en réseau pour être plus forts. Lancé le 12 décembre, ce club met notamment une CVthèque en commun".

    Des formations

    En 2016 et 2017, les investissements ont portés sur l’outil de production, les locaux d’accueil, les bureaux et le stockage. "Nous travaillons plus sereinement et nous avons recruté quatre personnes cette année. Il est temps de changer le système et les formations peu adaptées à nos métiers.

    Nous sommes d’ailleurs à la recherche d’un chef de projets". Le chef d’entreprise apprécie le réseau routier, la proximité de la région parisienne et des autoroutes. "Même si la téléphonie et internet fonctionnent, nous avons un besoin urgent de la fibre pour répondre rapidement aux sollicitations de nos clients".

     


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