Contact

La Ferté Confection

21 bd. de Contades - BP 46
61600 LA FERTÉ MACÉ

Tél. : 02 33 30 00 30 www.laferteconfection.net

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La Ferté Confection

Novembre 2012

La Ferté confection, industrie de prêt à porter féminin haut de gamme, emploie 75 personnes hautement qualifiées à la Ferté Macé, et lance actuellement un plan de recrutement de 13 personnes.
Comment gagner la confiance des plus grandes marques du luxe français, comment travailler dans l’industrie et investir en France, quelles perspectives pour cette cette entreprise si particulière, dont les clients s’appellent Yves Saint Laurent, Céline, Chloé, Nina Ricci… et aussi Andrew GN, qui crée en France, produit en France et exporte 100% des créations de sa société créée il y a 15 ans.

Réponses du gérant Jean-Pierre Bernard, associé depuis 1990.

Jean-Pierre Bernard, quelques mots d’histoire sur votre entreprise, comment l’avez-vous connue, comment êtes-vous devenu le gérant ?

Logo Ferté ConfectionTraditionnellement, la région ornaise comportait de nombreux ateliers de confection. Avec la délocalisation de ce type d'industries à partir de 1985, de nombreux ateliers se sont trouvés en difficulté.
La Mairie de La Ferté Macé souhaitant protéger les emplois créa en 1987 un pôle de confection regroupant plusieurs ateliers de la région. Par manque de connaissance du métier et de stratégie sur ce qu'il convenait de faire, ce groupement déposa le bilan en 1990. C'est à ce moment que les associés actuels intervinrent pour redémarrer une activité nouvelle.
Pour ma part, ingénieur de formation, j’avais une carrière dans le conseil en organisation et information essentiellement dans les pays lusophones.
Je dois dire que la reprise de La Ferté s’est faite dans un contexte très difficile car la société n’avait plus de client lors de la reprise et que la société qui s’était engagée à nous apporter de la charge nous a fait faux bond le premier jour. Nous avons heureusement retrouvé du travail auprès d’anciens clients qui nous connaissaient par ailleurs mais avons terminé le premier exercice avec des pertes très importantes ; ensuite les 4 exercices suivant nous ont permis de retrouver l’équilibre sans nous permettre pour autant de compenser les pertes accumulées.
Il fallait sortir de la production des vêtements bas et moyen de gamme.

 

Comment avez-vous positionné vos productions alors que les années 90 voient l’explosion de la concurrence des pays "low-cost" ?

La Ferté ConfectionNous avons choisi comme cible les produits haut de gamme. Cela n’était pas évident car au début de la décennie 90 les ateliers les plus rentables étaient ceux ayant fait le choix des productions moyen de gamme en circuit court (livraison en une semaine du vendredi au vendredi).

Ce choix nous imposait aussi de conduire un plan de formation important pour atteindre cet objectif. Il faut compter au moins 4 ans pour obtenir le niveau de qualité d'aujourd'hui : en fait nous exigeons la qualité d'un artisan conjuguée à la productivité d'un ouvrier.
Nous travaillons des tissus magnifiques (mousseline, organza, georgette, crêpe de Chine), mais qui demandent une très grande technicité et concentration des opératrices.

Cette préoccupation de formation est constante : régulièrement, nous avons un important programme de remise à niveau. Il y a quelques années nous avons mis en place une nouvelle organisation, avec l'aide de l'IFTH, qui a permis, par l'implantation d'ateliers flexibles, de mieux responsabiliser les équipes autour du produit.

 

Comment gagner et garder la confiance des clients du monde du luxe, dont le degré d’exigence doit être extrême ?

En adhérant à un certain nombre de valeurs et de règles, et en en faisant le fil conducteur de toute notre stratégie :

  • Une relation de confiance et de partenariat avec nos clients, notamment en étant apporteur de propositions à travers, par exemple, un service intégré de méthodes,
  • Le personnel : il représente une des valeurs les plus importantes de l’entreprise, son implication et sa motivation sont essentielles .Les savoir-faire se sont sans cesse enrichis par la créativité des clients, l’évolution technologique et grâce aux formations récurrentes les plus pointues,
  • La qualité : des contrôles sont réalisés à toutes les étapes de la fabrication du vêtement, de la réception des matières premières jusqu’à l’expédition,
  • Le respect des délais : l’organisation en ateliers flexibles de production permet de responsabiliser chaque équipe d’opératrices. Il s’agit de raccourcir le cycle de production en éliminant les ruptures de responsabilité existantes lorsque les activités de montage étaient séparées de celles des opérations spéciales (boutons, boutonnières…), repassage final et contrôle final…,
  • Un outil moderne de production : le parc machine évolue constamment pour répondre aux besoins des clients sollicitant de plus en plus de finitions spéciales et toujours plus exigeants en terme de délais et de qualité.

 

Confiance et partenariat, savoir-faire, qualité, respect des délais reposent sur la qualité des équipes et vous conduisez des programmes de formation permanents. Quels profils recherchez-vous à l’occasion de votre campagne de recrutement de 13 personnes conduite avec Pôle emploi ?

La Ferté ConfectionEn fait, il s’agit pour nous d’une nouvelle expérience. Nos recrutements passés se faisaient toujours par la découverte d’ouvrières expérimentées ou par l’intégration de jeunes sortis d’école, par définition aptes et ouverts à apprendre vite.
Mais cette fois-ci nous avons fait confiance à nos partenaires Opcalia, IFTH et Pôle emploi qui nous ont convaincus de sélectionner des personnes répondant à un certain nombre de critères selon les qualités exigées par notre métier. Ces personnes, dès lors que formées dans notre environnement industriel, sur nos équipements, et surtout par des instructeurs connaissant parfaitement notre métier tel qu’il est aujourd’hui pour répondre aux exigences de nos clients, devraient devenir des opératrices compétentes.
Pour la petite histoire je crois comprendre que la batterie de test mise en place pour la sélection initiale a été établie par l’IFTH et ses partenaires à la suite de l’observation et de la conduite vers la polyvalence de nos équipes lors de la réorganisation en ateliers flexibles.

 

La localisation de l’atelier à la Ferté Macé, est-ce neutre, ou plutôt un atout, ou bien encore une source de difficultés ?
Les routes et les transports, le haut débit, le bassin d’emploi, les services à entreprises…

La localisation de La Ferté n’était pas neutre au démarrage, et encore moins maintenant, dans la mesure où notre métier repose essentiellement sur l’existence autour de l’usine d’un groupe de salariés compétents.
Ces équipes ne sont pas déplaçables sur commande.
L’histoire de La Ferté comme pôle de confection depuis le XIXème siècle est donc bien le support de notre succès actuel, même si nous avons connu des phases très difficiles…
Nous avions des doutes sur l’existence de candidats en nombre suffisant mais avons été totalement démentis par l’expérience des derniers jours. Il semble que de nombreuses personnes, jeunes et moins jeunes, aient redécouvert le goût du travail manuel bien fait. Je les en félicite.
Pour les services aux entreprises, nous trouvons sur place et dans la région les fournisseurs et prestataires nécessaires. Pour ce qui est des infrastructures nous ne sommes pas très exigeants. Je me lamente surtout la réduction des arrêts de train à Briouze ce qui nous complique un peu la vie dans les relations avec nos clients surtout basés à Paris.

 

Quelles perspectives, quels objectifs donnez-vous à la Ferté Confection pour les prochaines années ?

Je pense que nos clients souffrent de la pénurie de bons fournisseurs comme La Ferté Confection et quelques autres entreprises de notre région et qu’ils seront satisfaits de pouvoir compter sur notre équipe ainsi élargie, retrouvant son amplitude de 2008.
Je pense que je devrai bientôt passer la main, j’ai 67 ans, et nous sommes déjà en recherche de partenaires qui pourront garantir l’accès à de nouveaux clients en France et aussi à l’étranger où le Made in France semble plus valorisé qu’en France. Quel dommage !

 

Vous travaillez aussi au Brésil. La France et les Français sont-ils bien conscients de leurs atouts ? Et à votre avis que faudrait-il faire, ou dire, pour leur redonner confiance ?

La Ferté ConfectionLes Français et nos concitoyens européens doivent se rendre compte qu’ils ont atteint en luttant, mais aussi grâce à une période d’extraordinaire croissance, un niveau de vie exceptionnel. Mais il leur faut aussi comprendre, et en tout premier lieu leurs dirigeants politiques, que la croissance future se fera par une meilleure qualité de vie moins basée sur la consommation matérielle.
Mais surtout qu’ils ne se laissent pas étourdir par les sirènes leur chantant des contrées lointaines très souriantes.
Qu’ils y aillent, y envoient leurs enfants, pour découvrir ces pays qui ont beaucoup d’éléments positifs à nous apprendre comme la capacité à s’adapter rapidement au changement, mais aussi des écueils à éviter.
Ils comprendront que nos relations sociales, bien que s’étant dégradées au cours des dernières années, sont un atout extraordinaire dont il suffit de gommer quelques excès.
Ils découvriront que les européens sont encore les leaders en innovation et que beaucoup d’entre eux ont encore le dynamisme requis pour se lancer dans l’aventure d’une création d’entreprise…



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