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Eco-Pertica

  • Démonstration de fabrication de mur en torchis (© G. Houdou)
  • Marie Meunier, spécialisée dans la construction en terre crue (© G. Houdou)

Construire et vivre autrement !

Mai 2016

Société coopérative d’intérêt collectif, Eco-Pertica conseille et accompagne les porteurs de projets de l’éco-construction. La SCIC défend ainsi l’éco-vivre du Perche en mutualisant les connaissances de chacun.

Arthur Hellouin de Menibus (à gauche) et Antoine Elleaume, directeur d'Eco-Pertica Arthur Hellouin de Menibus (à gauche) et
Antoine Elleaume, directeur d'Eco-Pertica (© G. Houdou)

Fédérer les compétences et mutualiser les savoirs

Créé en 2010, suite à la fusion des associations Eco-vivre et Chaux, Chanvre et Compagnie, Eco-Pertica a permis de structurer la filière de l'éco-construction dans le Perche.

"Eco-Pertica est un centre de sensibilisation et de formation à l’éco-construction", précise Arthur Hellouin de Menibus, chercheur en sciences des matériaux et responsable R&D.

"Nous fédérons ainsi les compétences locales grâce à un réseau de 83 sociétaires et de 300 sympathisants". Un réseau qui s’enrichit de 5 salariés et d’un comité d’orientation et d’éthique de 10 bénévoles.

 

Développer l’éco-construction

Plusieurs objectifs animent cette structure idéalement située à une heure d'Alençon, du Mans et de Chartres pour développer l’éco-construction accessible à tous. "Nous informons le plus grand nombre sur les solutions concrètes et performantes pour un habitat sain, confortable et économique.

Pour cela, nous fédérons les compétences et les acteurs de l’éco-habitat, plus largement de l’éco-vivre dans le Perche pour mutualiser les savoirs et les bonnes adresses de chacun".

Dans cette mission, Eco-Pertica développe les filières locales de production et de commercialisation en circuits courts d’éco-matériaux (chanvre fermier, terre crue, liège...).

 

Une Société coopérative d’intérêt collectif

Eco-Pertica favorise les matériaux naturels Eco-Pertica favorise les matériaux naturels (© G. Houdou)

Depuis 2011, Eco Pertica s’est doté d’un outil juridique plus adapté avec une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). "Une SCIC permet d’associer ceux qui veulent agir ensemble pour développer des activités économiques au service de l’intérêt collectif.

Chacun peut devenir sociétaire au sein d’un des cinq collèges en fonction de son statut : agriculteurs, professionnels, particuliers, partenaires institutionnels et salariés".

Eco-Pertica est membre de l'Association des chanvriers en circuits courts, qui représente 9 groupes d’agriculteurs répartis sur le territoire national, qui développent de l'entraide et de la mutualisation de savoir-faire.

"Nous ne cherchons pas à nous étendre géographiquement, mais à accompagner des démarches similaires sur d’autres territoires. En tant que filière locale, notre rayon d'intervention est de l'ordre de 60 km (jusqu'à 100 km ponctuellement), réparti sur l’Orne, l'Eure-et-Loir et la Sarthe".

 

Alimenter des fiches synthèses de chantiers

Aujourd’hui âgée de cinq ans, la SCIC a réalisé sa révision quinquennale afin de vérifier si le fonctionnement reste en accord avec les principes du statut coopératif. "L’occasion de revenir sur nos activités et faire un point sur le travail accompli", poursuit Arthur Hellouin de Menibus.

"La mise en place d’une mission de service civique a permis d’organiser une série d’entretiens avec des clients et bénéficiaires des conseils et de l’accompagnement d’Eco-Pertica pour collecter des informations et constituer un fond documentaire".

Un fond appelé à s’étoffer pour la base de données de l’ARPE (Association Régionale pour la Promotion de l’Eco-construction) qui recense les expériences d’éco-rénovation ou d’éco-construction.

"Ce fond documentaire, présenté lors du salon Éco-Habitat en Fête, nous permet de réaliser des fiches synthèse chantier".

 

"Développer l'éco-construction du territoire"

Le salon Éco-Habitat en Fête s'est déroulé en avril à Nocé Le salon Éco-Habitat en Fête s'est déroulé en avril à Nocé (© G. Houdou)

Structure de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), Eco-Pertica participe à de nombreux événements, comme la Quinzaine de l’innovation 2015, le Mois de l’ESS, ou des salons de l’éco-habitat et développe ses projets en collaboration avec divers partenaires du territoire : centres de recherche, IUT d'Alençon, Cimap à Damigny, Nov&atech, collectivités locales et structures qui font la promotion de l'ESS et de l'éco-construction.

"Nous sommes notamment reconnus par les Pôles territoriaux de coopération économique, la Direccte Normandie, la Cress et une vingtaine de partenaires associatifs et institutionnels tels Orne Développement, le Conseil Départemental, la région ou le Parc régional du Perche, la Région Centre, pour faire progresser l'éco-construction en filière locale".

 

Créer un matériau local

Animée par nombres de projets, un travail de recherche et développement est en cours pour développer des matériaux à base de terre crue et de chanvre : "Un programme de recherche participative, appelée Eco-Terra, en collaboration avec plusieurs laboratoires, artisans, agriculteurs et particuliers pour mettre au point des matériaux performants, écologiques et valorisant exclusivement des ressources locales".

Ce travail est réalisé en collaboration avec d'autres acteurs de filières en circuits courts. "Une organisation collaborative innovante dans le secteur du bâtiment, où les effets de concurrence et de certification ne favorisent pas la mutualisation et l'entraide entre acteurs. L’objectif est de faire avancer collectivement les éco-matériaux produits en filière locale au profit de l’intérêt général". Ce projet a reçu de nombreux soutiens, dont celui du Conseil départemental de l’Orne.

 

La richesse patrimoniale de l'Orne

Arthur Hellouin de Menibus vante les atouts du département, la richesse patrimoniale du bâti et de l'architecture, mais également les ressources des matériaux disponibles. "C'est aussi tout l'intérêt de l'implantation d'Eco-Epertica dans le Perche pour l'utilisation des matériaux locaux, notamment le sable coloré employé pour la construction et la terre crue issue des terrassements.

A cette richesse typique s'ajoute la ressource de la filière bois. "Nous avons déposé un dossier auprès du Conseil départemental de l'Orne qui étudie la possibilité d'attribution d'un prêt à taux zéro pour nous aider à financer l'achat d'un bâtiment appelé à devenir une vitrine de ces matériaux et ces savoir-faire locaux".

Peut-être une réponse à la précarisation de certains métiers du bâtiment engendré depuis l’arrivée du ciment par l’industrialisation de la construction.


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Orne Développement, service de développement économique du département de l'Orne

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